La «Mannschaft» a souffert mais a fini par inscrire un but synonyme de délivrance.
Oliver Neuville a quasiment renvoyé les Polonais à la maison après deux matches.
Avec un Ballack assez effacé pour son retour (lors du premier match, il avait été ménagé à cause d'un mollet douloureux), l'Allemagne était gênée aux entournures par ses adversaires. Peut-être pas au point de faire trembler Lehmann mais de quoi lui remettre les deux pieds sur terre. La montée au jeu d'Odonkor apportait encore davantage d'allant offensif à la «Mannschaft» qui s'était déjà ménagée, en deuxième période, deux belles occasions par Klose qui était moins heureux dans ses initiatives que lors du match d'ouverture.
En infériorité numérique après l'exclusion quelque peu stupide de Sobolewski, les Polonais ne pouvaient que faire le gros dos pour préserver l'essentiel. Boruc, le gardien préféré à Dudek, donnait raison à son sélectionneur en sortant, notamment, des essais de Neuville et en bénissant deux fois, coup sur coup, sa barre transversale sur des essais de Klose et Ballack à bout portant. Dans les arrêts de jeu, Neuville reprenait un centre d'Odonkor pour assurer mathématiquement la place de l'Allemagne en huitième de finale. La Pologne, elle, doit croire aux miracles...