Toni Nadal, entraîneur de Rafaël Nadal, n'a jamais croisé la route du sélectionneur néerlandais ou celle du directeur sportif du Standard. Pourtant, depuis quatre ans, il a mis sur pied toute une série de manies incontournables qui ont pour but de rendre son protégé meilleur.
“Quand il était plus jeune, Rafa était trop nerveux et impulsif, se souvient son entraîneur. Il lui était difficile de rester concentré longtemps sur un même objectif. Il fallait qu'on fasse en sorte qu'il perde cette concentration le moins souvent possible. Plus les matches sont devenus importants, plus la tension y était grande. Lui accorder des petits moments de tranquillité entre deux points m'a semblé une bonne chose.” Le double vainqueur de Roland-Garros a suivi à merveille les consignes de son oncle. Désormais, il met tellement de temps à servir que cela irrite ses adversaires. La semaine dernière en demi-finale du tournoi parisien, cette lenteur lui a valu un avertissement. Il n'empêche, ces habitudes sont devenues une véritable marque de fabrique dans le clan Nadal. Au cours d'un match, combien de fois, Rafaël ne remonte-t-il pas ses bas ou ne s'essuie-t-il pas le visage ? Est-il également superstitieux ? L'intéressé répond par la négative. Il ne peut nier, toutefois, avoir adopté certains comportements qui ressemblent fort à de la superstition.