WIMBLEDON 2006 - LA SENSATION NADAL
Rafael Nadal se donnait trois ans pour réussir. Il aura mis finalement trois semaines à jouer sur la plus prestigieuse pelouse du monde. Même si, pour des raisons propres à l'organisation de Wimbledon, le gazon a eu des allures de terre sur la fin de la compétition, l'Espagnol n'a pas mis longtemps à fondre son jeu sur cette surface qui ne lui avait que rarement souri auparavant.
Un pari fou pour le double vainqueur de Roland-Garros, qui a dû se faire violence pour adopter des automatismes qui n'étaient pas les siens. Pour preuve son match au 2e tour face à Robert Kendrick, joueur issu des qualifications et 237e mondial, qui a frôlé l'exploit d'éliminer Nadal en cinq sets. L'Américain a mené deux sets à rien avant de fléchir physiquement. Comme à son habitude, Nadal a maintenu une pression constante en retour et au passing, des atouts déjà connus, mais a surtout conclu des points au filet, pour abréger les échanges et garder des forces.
La volée en ultime recours
Sa rencontre face à l'autre surprise du tournoi, Marcos Baghdatis, avec 38 montées pour 31 réussies, en fut également l'exemple. Ces premiers services ayant été rarement transformés en aces (7 réussis en moyenne par match), les volées se sont ainsi révélées essentielles dans le jeu de l'Espagnol. Mais cloué en fond de court par les longues balles de Federer, il n'a pas réussi à en faire l'arme fatale pendant la finale, au contraire du Suisse qui en usa comme à son habitude.
"J'ai la conviction que je peux le battre sur cette surface"
